• nl
  • fr
  • de
  • en

Recherche d'un soldat tombé au combat dans le Belgian War Dead Register

Conflits

La Campagne des 18 Jours

Le 10 mai 1940, après des mois de menace latente, l’armée allemande a envahi la Belgique. Après un peu plus de vingt ans de paix, une nouvelle guerre faisait rage dans nos contrées.  Malgré une longue mobilisation et une armée d’une capacité sans précédent, une tâche ardue nous attendait. Très vite, les Allemands ont brisé les lignes de défense et avec leur ‘Blitzkrieg’, ils infligeaient défaite après défaite aux Belges et aux alliés. Après la chute des forts et des différentes lignes intérieures, il y avait un retrait vers l’ancien champ de bataille en Flandre-Occidentale, mais il était impossible d’arrêter le bulldozer allemand. Le 28 mai 1940, notre pays a capitulé et devenait un territoire occupé pendant cinq ans. Pas moins de 6.000 militaires belges ont perdu la vie dans cette bataille et des centaines de mille d’eux étaient emmenés dans des camps de guerre, où encore 1.700 hommes sont décédés.

Les Belges au service des Alliés

Après la capitulation, de nombreux Belges avaient le sentiment que le combat n’était pas encore achevé. De façons diverses, ils arrivaient à joindre la Grande-Bretagne, le seul pays européen à poursuivre la lutte contre l’Allemagne nazie. Dès 1940, le gouvernement belge rassemblait les militaires belges qui séjournaient en Grande-Bretagne pour former une unité qui deviendrait la fameuse Brigade Piron, qui a participé à la libération de la Belgique en 1944. La RAF était également demandeuse de Belges sachant piloter un avion. Déjà lors de la Bataille d’Angleterre en 1940, ils étaient au coude à coude avec les pilotes britanniques. Entre 1940 et la libération de l’Europe, d’autres rejoignaient des unités de natures diverses. Au Royal Navy, à la South African Airforce, jusqu’aux parachutistes et aux commandos qui attaquaient l’Europe, se trouvaient des Belges. Beaucoup d’entre eux ont péri durant ce combat. Leurs noms se trouvent au War Dead Register.

La Force Publique

Tout comme pendant la Première Guerre mondiale, la Force Publique était mobilisée pour la bonne cause. En février 1941, après avoir suivi une formation, la Force Publique est partie pour l’Abyssinie, en passant par le Soudan, où ils ont aidé les Britanniques à combattre l’armée italienne. Pendant six mois, ils ont décidé une vraie guérilla lors de laquelle ils sont arrivés à avancer lentement mais certainement. Après les victoires à Asosa et à Gambela, la Force Publique a avancé vers Saïo. Les Italiens battus, l’Abyssinie est libéré.
La Force Publique mettait également un hôpital mobile à disposition des forces armées britanniques. Entre fin 1940 et 1945, ils ont soigné des blessés au Kenya, en Somalie, en Abyssinie, au Madagascar et au Birma.
En juin 1942, les Britanniques, craignant une invasion des troupes françaises de Vichy, ont fait appel aux Belges au Nigéria. Entre août et novembre 1942, la Force Publique a déployé un corps d’expédition de 13.000 hommes, qui traverserait par la suite pendant trois ans le continent africain, jusqu’en Palestine.  
Les pertes étaient limitées, mais 770 militaires de la Force Publique sont morts au combat.

Soldats forcés

Le 10 mai 1940, lorsque l’Allemagne a envahi la Belgique, elle a très vite annexé au ‘Vaterland’ la communauté germanophone en Belgique. Une des conséquences était que ces habitants étaient de nouveau considérés être des Allemands. Pas moins de 8.700 jeunes hommes ont été recrutés pour l’armée allemande, pour la plupart pour la campagne en Russie, par la fatalité militaire et non pour les éloigner de leur pays. Ce n’était qu’en 1972 que les survivants ont reçu un statut de Reconnaissance Nationale. Après tout, ils n’avaient pas eu le choix et il fallait reconnaître leur peine. Pas moins de 3.400 de ces ‘Zwangsoldaten’ ont péri, en général au Front de l’Est. Leurs noms se trouvent au WDR.