Recherche d'un soldat tombé au combat dans le Belgian War Dead Register

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Victor Grauwels, une tombe presque oubliée

Lorsque la guerre éclate, Victor se trouve dans un des forts autour d’Anvers, mais quand l’armée belge se retire derrière l’Yser, il passe à la 5e Division d’Armée, où il fait partie de l’artillerie de tranchée. Contrairement aux collègues de l’artillerie de campagne qui sont positionnés loin du front, les artilleurs de tranchée se battent à proximité des positions ennemies et courent donc un grand danger. Ils sont rapidement repérés par les Allemands. Le 29 juin 1915, Victor est victime du feu allemand. Il décède au poste de secours d’Alveringem, où il est enterré dans une tombe provisoire. Le 27 août 1922, le cercueil de Victor est transféré au cimetière communal de Turnhout.

La famille s’éteint au fil du temps et la tombe disparaît sous la végétation. En 2018, les bénévoles Rob Cornelissen et Marc Van Hout nettoient la pierre tombale: les visiteurs du cimetière peuvent à nouveau voir qu’un soldat mort pour la patrie repose à cet endroit.

Espérons que la sépulture sera maintenue et qu’elle demeure un témoignage permanent d’une guerre qui nous semble de plus en plus lointaine.

 

 

 

La Bataille de Namur – Champion, cimetière militaire belge

La Bataille de Namur, une dénomination quelque peu ronflante pour le combat de cinq jours en août 1914. Lors de leur attaque sur Liège, les Allemands furent surpris par la résistance offerte par les Belges. Il leur fallut quelques Grosse Bertha pour en venir à bout. Les Allemands avaient appris leur leçon pour la prise de Namur.

Ils utilisèrent leur artillerie lourde et dès le 20 août 1914, les forts furent réduits au silence. L’artillerie légère se chargea des forts entre les positions fortifiées et après quelques jours de bombardements intensifs, l’assaut fut lancé contre les Belges. Les troupes belges n’eurent qu’une seule solution : abandonner les positions et se retirer en direction de la frontière française.

De nombreux morts furent abandonnés sur le champ de bataille et ce n’est qu’après l’Armistice qu’ils reçurent une sépulture digne de ce nom dans le cimetière militaire de Champion.

La Défense vient d’effectuer l’entretien du lieu. Les arbres dont les racines risquaient d’endommager les tombes ont été abattus ; les bordures, les clôtures et les sentiers ont été réparés ou réaménagés.

Le cimetière est à nouveau bien entretenu. Ne manquez pas de visiter ce champ de bataille un peu oublié.

 

 

Les frères Paelinck, la version belge de « Il faut sauver le soldat Ryan »

Lorsqu’éclate la Première Guerre mondiale, Maria Lammens voit ses quatre fils partir pour le front. Malheureusement, le sort s’acharne contre les frères Paelinck, originaires de Laarne.
Camiel est tué le 21 octobre 1914 lors de la bataille de l’Yser, Pierre-Albert perd la vie le 10 décembre 1914 à Calais, Jan-Baptiste tombe le 15 mai 1916 et Emile…
Emile est retiré du front par un télégramme d’urgence de Charles de Broqueville, le ministre de la Guerre belge. Il est mis au travail au centre d’entraînement d’artillerie à Eu. Après l’armistice, il rejoint son unité et est démobilisé le 4 septembre 1919.
Si vous désirez rendre hommage aux frères Paelinck, vous pouvez le faire au cimetière militaire d’Adinkerke (tombes n° 1353 et 1354) et à la pelouse d’honneur belge à Calais (tombe n° 169).

 

 

 

Tombé dès avant la guerre : le lieutenant Menschaert

Cela arrive à tout le monde d’être impliqué dans un différend. Les parties concernées sont alors souvent prêtes à s’accorder sur un compromis. En novembre 1939, le lieutenant Menschaert et le soldat Porton poussent malheureusement leur dispute à l’extrême. Puni par le lieutenant, le soldat Porton ne pense qu’à se venger. Il abat Maurice Menschaert dès avant le début de la guerre. Quelques jours plus tard, le lieutenant est enterré dans son village de Burst. Sa tombe disparaît toutefois lors d’un réaménagement du cimetière communal.

En 2019, la section locale de la FNC apprend le triste sort du lieutenant Menschaert. En collaboration avec les autorités communales, elle donne une nouvelle sépulture au lieutenant Menschaert et fait graver son nom sur le monument commémoratif de Burst. Maurice Menschaert était en effet prêt à défendre son pays, mais n’a pas pu combattre l’ennemi par un méchant saut du sort.